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Résumé :
Les techniques d'imagerie cérébrales ont permis de grandes avancées en sciences cognitives en donnant la possibilité aux chercheurs d'observer le cerveau en marche. Il est désormais possible, en particulier grâce à la technique non invasive de IRMf, d'observer l'activité du cerveau suite à la présentation de stimuli. La tentation est alors grande de relier chaque fonction cognitive à une partie du cerveau qui en serait le siège.
Or des études récentes telles que celle de Haxby et al., pourraient remettre en cause les méthodes utilisées pour analyser les images obtenues par IRMf. En effet, l'analyse des données consiste généralement à fixer un seuil sur la base de données statistique. Nous considérons alors que seul les voxels au dessus de ce seuil participent au traitement du stimulus.
Nous avons voulu étudier, si le traitement de deux langues dans le cerveau d'un même sujet est localisé dans les zones de forte activation, ou si ce traitement est plus largement distribué, y compris dans des zones de moindre activation.
Pour cela nous avons développé une méthode se basant sur la corrélation entre les patterns d'activation induits par les stimuli. En se basant sur les coefficients de corrélation, il est ainsi possible de discriminer une activation due à un événement français d'une activation due à un événement anglais. Cette capacité dépend toutefois des zones du cerveau prises en compte, et les zones d'activation maximale ne donnent pas toujours les meilleurs résultats. Il nous est toutefois difficile de conclure car nous avons observé une grande variation des résultats chez un même sujet d'une session à l'autre.
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