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Imagerie de la personnalisation et de l'effort cognitif dans la dépression| old_uid | 175 |
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| title | Imagerie de la personnalisation et de l'effort cognitif dans la dépression |
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| start_date | 2005/11/14 |
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| schedule | 12h-13h |
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| online | no |
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| summary | La dépression aiguë est une maladie fréquente qui se caractérise par une tristesse et un désespoir soutenus. En plus des troubles de l’humeur, les patients déprimés se plaignent également de problèmes de mémoire et de concentration. Fréquemment, les déprimés rapportent une fatigue importante, tant au niveau physique que mental.
Les plus récentes techniques d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle ont permis d’associer ces troubles divers liés à la dépression au dysfonctionnement de certaines régions du cerveau. Plusieurs études se sont attachées à expliquer les raisons pour lesquelles les déprimés ne parvenaient pas à atteindre un niveau normal de concentration et de mémorisation. Ces recherches ont démontré que ces troubles intellectuels sont habituellement associés à une activité cérébrale réduite (au repos) de certaines régions dorsales du cortex préfrontal.
Les chercheurs de l’Inserm et du CNRS viennent nuancer ces données. L’expérience consistait à comparer le fonctionnement du cerveau de personnes saines à celui de personnes déprimées au cours d’exercices de mémorisation (comparaison de suites de lettres de l’alphabet). Les chercheurs ont ainsi démontré que les patients déprimés, à performances égales, activaient de manière plus forte certaines régions préfrontales dorsales. Les patients déprimés utiliseraient ainsi plus de ressources cérébrales que les autres pour atteindre un niveau de performance égal face à des épreuves complexes de la vie quotidienne.
Les chercheurs en concluent que la dysfonction cérébrale des déprimés ne se limite pas à une réduction de l’activité cérébrale (au repos) des régions préfrontales mais davantage à un problème de mobilisation des ressources cérébrales lors de l’exécution de tâches intellectuelles plus difficiles. Tout se passe comme si la dépression était un défaut de l’épargne cérébrale : lors d’un effort cognitif important, les patients déprimés s’engagent dans un marathon en démarrant au rythme d’un 100 m ! Les chercheurs ont observé un excès de volonté dans l’effort. L’épuisement précoce à la concentration et la fatigabilité auxquels sont sujets les patients déprimés pourraient ainsi être dus à la sur-activation cérébrale. |
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| oncancel | Séance initialement prévu le 31 octobre |
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| responsibles | Baillet |
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