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Un paradoxe dans la définition de l'amplitude dans le paradigme de Woodworth-Fitts: d'où vient la confusion et comment en sortir| old_uid | 5316 |
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| title | Un paradoxe dans la définition de l'amplitude dans le paradigme de Woodworth-Fitts: d'où vient la confusion et comment en sortir |
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| start_date | 2008/10/02 |
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| schedule | 10h30 |
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| online | no |
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| summary | Comment définir opérationnellement l'amplitude d'un mouvement, cette variable qui figure au cœur du paradigme du pointage de Woodworth-Fitts ? Tout à fait élémentaire en apparence, la manipulation de laboratoire consistant à faire varier la distance D d'une cible dont on garde constante la largeur W est en réalité singulièrement équivoque. La variation de l'amplitude ou de la distance, dimensionnellement une longueur, va de pair en effet avec une variation de l'amplitude relative D/W, un rapport sans dimension qui permet de quantifier la difficulté du mouvement. Mais quel est l'intérêt d'une manipulation expérimentale qui fait co-varier inextricablement les centimètres et les bits ? L'analyse montre que la seule manière d'isoler une variable d'amplitude qui ait la dimension d'une longueur et qui soit indépendante du facteur de difficulté est de faire co-varier, proportionnellement, la distance D et la tolérance W, ce qui revient à substituer la notion d'échelle à celle d'amplitude. Quoi qu'il en soit, la définition de l'amplitude du mouvement dans le contexte du paradigme de Woodworth-Fitts recèle apparemment un joli paradoxe Ø l'obligation de passer par une confusion factorielle pour obtenir que notre concept d'amplitude corresponde à une mesure dimensionnelle univoque de longueur. L'objet de l'exposé est d'évaluer les dommages entraînés par ce paradoxe mal compris (des dérapages conceptuel et des erreurs de méthode), d'en mettre à jour les causes (je soulignerai le caractère équivoque de l'expression fractionnaire D/W, qui met en œuvre trois variables pour seulement deux degrés de liberté) et d'indiquer comment s'en dépêtrer (la solution est de ne jamais raisonner que sur les deux degrés de liberté disponibles). J'expliquerai pourquoi les notions traditionnelles d'amplitude et de tolérance, héritées de Woodworth, ont à mon avis sérieusement embrouillé l'étude du pointage. Je proposerai une nouvelle approche du problème faisant intervenir les notions d'échelle et de forme du mouvement (ou de la tâche), grâce auxquelles il devient possible non seulement de décrire sans contradiction les principaux faits expérimentaux du domaine, mais aussi de discerner distinctement les deux facettes de la loi de Fitts, à savoir o une certaine loi de conservation du temps (ou d'isochronie) qui ne se révèle que dans la manipulation (dans certaines limites) du facteur d'échelle et o une certaine loi de variation liant quantitativement le temps de mouvement au quotient de D par W, loi qui ne se révèle que dans la manipulation (dans certaines limites) du facteur de forme. |
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| responsibles | Marin |
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