Génétique des comportements versus épigénitique comportementale

old_uid6481
titleGénétique des comportements versus épigénitique comportementale
start_date2009/03/13
schedule11h-12h30
onlineno
summaryAprès avoir séquencé les génomes, on a cru qu’il serait possible d’ajuster une liste de maladies, de caractéristiques morphologiques ou de traits comportementaux à la carte du génome. En fait, le post-génome montré que des liens entre les gènes et les phénotypes – dont les phénotypes comportementaux – existent mais que ces liens sont moins simples qu’on ne le pense. Il n’existe pas de relation linéaire entre le génotype et le fonctionnement du cerveau et entre le fonctionnement du cerveau et les comportements : les niveaux d’organisation génomique et comportementale ne sont pas isomorphes. Cette absence d’isomorphisme résulte de ce qu’un gène exerce de multiple fonctions biologiques. Les processus d’intégration nécessaires au développement et au fonctionnement de l’organisme, se déroulent inévitablement dans des situations de causalités dégradées. La pléiotropie et l’épistasie, les interactions entre gènes et les environnements, l’épissage alternatif et l’intégration neuronique sont des mécanismes cruciaux qui contribuent aux nombreux aspects des relations entre gènes–cerveau et gènes-comportements. Les découvertes de la post-génomique obligent à reconsidérer les chaînes d’imputation causales entre gènes et comportements mais aussi à réviser les classifications phénoménologiques des comportements - classifications psychiatriques incluses – la démarche eugénique « positive » ou « négative », et le rôle évolutif de la sélection naturelle.
oncancelSéance reportée au 27 mars
responsiblesPélissier