Reformulation et réorientation sémantique dans les débats parlementaires

old_uid8310
titleReformulation et réorientation sémantique dans les débats parlementaires
start_date2010/03/10
schedule15h55-16h35
onlineno
summaryDans ses analyses sur la paraphrase, Catherine Fuchs excluait de son champ les mises en équivalence d’un X et d’un Y lorsqu’elles « ne reposent que sur des identités référentielles » (Fuchs, Paraphrase et énonciation, Gap, Ophrys, 1994, 56) ; elle considérait ainsi que la proposition le vainqueur d’Austerlitz était de petite taille ne constituait pas une paraphrase de le vaincu de Waterloo était de petite taille. Les études sur la reformulation, si elles ont souvent privilégié la reformulation paraphrastique, qui fonde la mise en équivalence de X et Y sur un invariant sémantique, ne pouvaient laisser de côté les reformulations non paraphrastiques. Pour ces dernières, faute d’invariant sémantique, la mise en équivalence semble pouvoir se fonder sur l’identité référentielle. Quelle variation sémantique éloigne alors X et Y ? Quelle relation les lie ? Les études sur la reformulation non-paraphrastique suggèrent plusieurs pistes, notamment une relation d’implication, mais aussi la possibilité d’un rapport d’opposition. Prenant comme terrain d’investigation les débats parlementaires de l’Assemblée nationale (XIe et XIIe législature), on examinera le rapport sémantique entre X et Y dans des reformulations non paraphrastiques, comme celles de ce commentaire sur la réforme des collectivités territoriales : "Cette réforme a été imaginée et conçue à partir du point de vue des seuls assujettis, qu’il fallait impérativement soulager d’un impôt excessif, jamais de ceux qui le perçoivent, c’est-à-dire les collectivités publiques. Autrement dit, on supprime et à elles de se débrouiller avec la suite !" (Arnaud Montebourg, Assemblée nationale, Deuxième séance du 21 octobre 2009)
responsiblesNoyau, Gréa