The neonate brain detects speech structure: Mechanisms of early language acquisition

old_uid8474
titleThe neonate brain detects speech structure: Mechanisms of early language acquisition
start_date2010/03/30
schedule16h30
onlineno
summaryLa capacité à reconnaître les lettres, pierre angulaire de la lecture, est traditionnellement considérée comme reposant uniquement sur des processus visuels et dépendant du fonctionnement d'une partie du cortex occipito-temporal gauche, au niveau du gyrus fusiforme. Pourtant, les lettres sont apprises par une mise en correspondance entre une configuration visuelle et les mouvements d'écriture. Or, on sait que pour d'autres types d'objets comme les outils, les connaissances motrices relatives à la manipulation sont intégrées aux connaissances sur la configuration visuelle de l'objet pour aboutir à une représentation centrale distribuée et multimodale. A de nombreux égards, la relation qui existe entre les lettres et les mouvements d'écriture est plus stricte que celle qui peut exister entre un objet et les mouvements de manipulation car les mouvements d'écriture ont de fortes spécificités. Nous montrerons comment certaines de ces spécificités ont des corrélats au niveau comportemental, dans des tâches de reconnaissance visuelle. Par exemple, il semble que lorsqu'une lettre est présentée visuellement, tous les traits ne sont pas activés simultanément mais séquentiellement, dans l'ordre habituel d'écriture. Au niveau cérébral, plusieurs études décrivant des sujets atteints de lésions cérébrales ou dans lesquelles l'activité cérébrale de sujets sains a été mesurée, concordent pour montrer qu'en plus des régions occipito-temporales, des zones impliquées dans la motricité (en particulier le cortex prémoteur gauche) sont mises en jeu dans la reconnaissance visuelle de lettres isolées. L'un des attributs des lettres dont la reconnaissance pourrait être la plus dépendante de la motricité est leur orientation. En effet, les règles de production graphique habituelles impliquent que des programmes moteurs différents sont mis en jeu pour écrire une lettre et pour écrire la même lettre en miroir. La représentation sensori-motrice des lettres n'a pas le caractère ambigu de la représentation visuelle quant à l'orientation. Associée à cette dernière, elle pourrait donc permettre de lever l'ambiguïté sur l'orientation des lettres.
responsiblesKandel