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Le « jugement de l'oreille » et les grammairiens de l'âge classique (préhistoire de la phonétique et de la phonologie du français)| old_uid | 9274 |
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| title | Le « jugement de l'oreille » et les grammairiens de l'âge classique (préhistoire de la phonétique et de la phonologie du français) |
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| start_date | 2010/11/19 |
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| schedule | 10h30-11h30 |
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| online | no |
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| summary | Le problème envisagé est celui de l'identification des unités sonores par les grammairiens et des mécanismes de régulation des descriptions phonétiques que les auteurs de grammaires françaises développent au cours de l'âge classique.
Le « jugement de l'oreille », les « impressions » acoustiques ou auditives, l'expérience sensible de ces observateurs experts, ne parviennent pas toujours à légitimer les descriptions proposées, si elles ne sont étayées par des arguments, passées au crible d'un outillage conceptuel, dont nous essaierons de préciser la nature.
Nous verrons que ce problème revêt plusieurs formes : après une période qu'on pourrait dire exploratoire, au cours de laquelle le souci de précision aboutit à un inventaire des sons (du français) de plus en plus riche, vient le temps d'un questionnement sur la nécessité de leur multiplication, d'une interrogation sur les principes de régulation auxquels soumettre le foisonnement du matériau décrit. Réguler les descriptions, nous le verrons, c'est à la fois au cours de cette période, distinguer les sons fixés par l'usage des chimères imaginées par certains grammairiens (trop précis, trop tatillons, ou dont la prononciation est marquée par leur origine provinciale) et/ou interroger le principe de simplicité ockhamien.
Mais nous verrons aussi qu'à partir de la publication de la Grammaire générale raisonnée de Port-Royal, le problème change de nature. L'objet de la description phonétique développée par les Messieurs est en effet problématique. Il ne s'agit plus des sons du français, mais d'unités auxquelles le projet de l'ouvrage confère le statut d'une certaine généralité. Nous essaierons de montrer comment ce problème de la généralité des sons du langage est pensé et posé par les auteurs des descriptions de la matière sonore à partir de cette date. |
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| responsibles | Bel, Welby |
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