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Structures grammaticales dans les vocalisations de muriqui| old_uid | 10187 |
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| title | Structures grammaticales dans les vocalisations de muriqui |
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| start_date | 2011/09/23 |
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| schedule | 11h-12h |
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| online | no |
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| summary | D’un point de vue darwinien, il n’y a aucune raison de penser que la récursivité n’est pas un produit de l’évolution de la communication. Hauser, Fitch and Chomsky (2002) ont proposé que la récursivité définit la faculté de langage au sens restreint (RLF) qui est propre au langage humain. Chomsky (1956) a proposé une hiérarchie de grammaires (Etats finis, libre du contexte, sensible au contexte ou de structure syntagmatique) dont seul le dernier type est spécifique au langage humain. Si d’autres types se rencontrent chez les primates non humains, ou chez d’autres espèces, ceci signifie qu’ils sont un produit de l’évolution de la communication. Des découvertes récentes de Clarke, Reichard and Zuberbühler (2006) chez les Gibbons et de Ouattara, Lemasson and Zubrebühler (2009) chez macaques de Campbell suggèrent que la récursivité n’est pas spécifique aux humains, mais qu’elle se rencontre aussi chez d’autres primates. D’autres trouvailles récentes chez les muriqui (Brachyteles hypoxanthus) de la forêt atlantique du Brésil montrent que ces singes construisent une partie de leur communication sur des énoncés qui recombinent un ensemble limité d’éléments. Les muriqui peuvent produire des énoncés et des groupements bien formés qui incluent de la récursivité. Ces énoncés ne doivent cependant pas être comparés avec ce que l’on rencontre dans la communication humaine. La forme actuelle des vocalisations des muriqui est le résultat de l’évolution d’un autre genre (Atelidae) qui a eu d’autres contraintes. Le fait que d’autres espèces de primates que l’homme montre de la récursivité suggère, qu’outre les facteurs génétiques, des facteurs liés à l’environnement social et écologique pourraient avoir joué un rôle dans l’évolution de la communication.
Clarle, E., Reichard, U.H. and Zuberbühler, K. (2006). The syntax and meaning of wild gibbon songs. Plos One 73: 10. 1371.
Ouattara, K., Lemassson, A. and Zubrebühler, K. (2009). Campbell’s monkeys concatenate vocalizations into context-specific call sequences. PNAS, Vol 106, n°51. 22026-22031. |
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| responsibles | Pélissier |
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