L'identification du locuteur dans le cadre de la Justice : le temps des charlatans. Un problème science & société

old_uid10221
titleL'identification du locuteur dans le cadre de la Justice : le temps des charlatans. Un problème science & société
start_date2011/09/29
schedule13h30
onlineno
location_infosalle B314
detailsorganise par équipe séminaire DPC
summaryUn problème non résolu La terminologie métaphorique erronée « d’empreinte vocale » donne à croire (et pas uniquement au grand public) que la voix est tout aussi fiable que les crêtes papillaires des pulpes des doigts. Il n’en est rien : un enregistrement de parole n’est pas une trace laissée sur une surface au contact d’une partie du corps d’un individu, ni un prélèvement direct opéré sur celui-ci. La parole n'est qu'une externalisation de gestes du conduit vocal, via l'air. Comme tous les gestes de l’homme, ceux de parole ne sont pas reproductibles au cours du temps. Les paramètres utilisés pour décrire la parole montrent bien leur dépendance avec la vitesse d’articulation, l’intensité de la hauteur de la voix, l’état psychologique du locuteur et les conditions de stress. De plus il faut évidemment tenir compte des paramètres de transmission et d’enregistrement, la possibilité d’une superposition de plusieurs voix ou de bruit. Dans le cas d’un prélèvement effectué à partir d’une communication téléphonique vont entrer en ligne de compte les caractéristiques du microphone, celles de la ligne ou du réseau cellulaire et enfin celles de l’enregistreur. Les experts ne peuvent pas souvent disposer de toutes ces données. À cela vient évidemment s’ajouter les possibilités d’imitation, de déguisement et l’usage possible de toute une gamme de techniques de déformation de la voix allant du simple équaliseur de spectre aux techniques de traitement du signal (morphing par exemple).
responsiblesLoevenbruck, Welby