|
Venir de + infinitif : grammaticalisation de la forme ventive en auxiliaire de précédence et défectivité en français| old_uid | 12435 |
|---|
| title | Venir de + infinitif : grammaticalisation de la forme ventive en auxiliaire de précédence et défectivité en français |
|---|
| start_date | 2013/05/13 |
|---|
| schedule | 14h-15h30 |
|---|
| online | no |
|---|
| summary | On le sait : dans de nombreuses langues du monde, les verbes de déplacement itif (angl. : go, français : aller, esp : ir) et ventif (angl. : come, franç. : venir, esp : venir) tendent à se grammaticaliser en auxiliaires temporels, aspectuels et modaux, dans des emplois en discours nombreux et forts différents. La forme ventive sert notamment pour l’expression de l’antériorité immédiate en français (venir de), en occitan (venir, vendre de), et d’après Hagège (1993 : 103) et Bybee et al. 1994 dans de nombreuses langues du monde.
La présente intervention sera consacrée à venir de + infinitif en français. Cet emploi, que nous nommerons de précédence, a fait l’objet de différents travaux qui, dans des cadres théoriques différents, rendent compte du fonctionnement de cette périphrase verbale. À notre connaissance cependant, ils ne décrivent pas exhaustivement le sémantisme de précédence de venir de + infinitif, n’analysent pas de façon détaillée le processus de grammaticalisation, pas plus qu’ils ne rendent compte de la défectivité qui affecte cet emploi : on ne peut pas dire le train *vint / *est venu de partir.
Nous entendons revenir sur la description de l’effet de sens de précédence ; expliciter le processus de grammaticalisation qui l’a produit ; et rendre compte de sa défectivité. |
|---|
| responsibles | Détrie |
|---|
| |
|