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L’économie des classes de mots en hiw (Vanuatu): Faible categorialité, forte fonctionnalité| old_uid | 16373 |
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| title | L’économie des classes de mots en hiw (Vanuatu): Faible categorialité, forte fonctionnalité |
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| start_date | 2018/11/05 |
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| schedule | 14h30-16h30 |
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| online | no |
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| summary | La notion gradiente de flexibilité lexicale est souvent comprise comme la latitude qu’ont les lexèmes individuels à remplir différentes fonctions syntaxiques dans l’énoncé. Cet exposé propose d’aborder cette question non pas comme une correspondance simple, mais comme l’articulation de deux fonctions distinctes: (1) la (multi)catégorialité assigne chaque lexème à une ou plusieurs classe(s) de mots, ou partie(s) du discours; (2) la (multi)fonctionnalité assigne chaque classe de mots à une ou plusieurs fonction(s) syntaxique(s). Une langue peut doter ses lexèmes d’une plus ou moins forte (multi)catégorialité, et ses classes de mots d’une plus ou moins forte (multi)fonctionnalité: il s’agit là de deux aspects distincts de la flexibilité lexicale, qu’il convient d’évaluer séparément.
Cet exposé examinera le cas du hiw, une langue océanienne du Vanuatu. Je montrerai que la flexibilité lexicale dans cette langue y est due avant tout à la forte fonctionnalité grammaticale de ses classes de mots, lesquelles ont chacune un grand nombre de fonctions syntaxiques à leur répertoire. À l’inverse, le hiw présente un degré assez bas de catégorialité: la plupart de ses lexèmes n’appartiennent qu’à une seule classe lexicale. C’est ainsi qu’une langue peut être à la fois grammaticalement flexible (forte fonctionnalité), et lexicalement rigide (faible catégorialité). Je proposerai des moyens possibles de quantifier ces deux dimensions, afin d’envisager des comparaisons inter-langues. |
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| responsibles | Lazcano |
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