|
Spatialisation en mémoire de travail : implications pour la modélisation des temps de réponses liés au processus de reconnaissance| title | Spatialisation en mémoire de travail : implications pour la modélisation des temps de réponses liés au processus de reconnaissance |
|---|
| start_date | 2025/05/15 |
|---|
| schedule | 12h-13h30 |
|---|
| online | no |
|---|
| location_info | via zoom |
|---|
| summary | La spatialisation en mémoire de travail fait référence à l’organisation mentale d’informations sérielles le long d’un axe horizontal, un phénomène supposément influencé par les habitudes de lecture et d’écriture. Chez les individus occidentaux, les premiers items d’une séquence sont généralement associés de manière implicite au côté gauche d’une ligne mentale, tandis que les items plus tardifs sont associés au côté droit, ce qui entraîne des effets de compatibilité spatiale lors de la reconnaissance des items de la séquence mémorisée. Le modèle dominant assimile la mémoire de travail à un tableau mental, suggérant que l’ordre sériel repose sur des mécanismes d’attention spatiale. Toutefois, ce cadre théorique prédit des effets spatiaux à la fois continus et symétriques liés à la position des items — des prédictions qui ne se reflètent pas systématiquement dans les données empiriques. Notamment, les différences de temps de réponse entre les mains semblent parfois principalement liés à des effets de primauté et de récence, les items plus centraux contribuant peu à la spatialisation. Par ailleurs, les asymétries observées dans les réponses remettent en question l’idée que les deux mains contribuent de manière égale à l’effet de compatibilité entre espace interne et espace externe. Bien que les mécanismes sous-jacents à la spatialisation demeurent partiellement incompris, ces mécanismes maintenant clairement identifiés soulèvent des questions importantes concernant près de soixante années d’études sur le balayage mental, en offrant une explication possible à certains résultats en apparence contradictoires. En particulier, les variations des temps de réponse en fonction de la position sérielle dans le processus de reconnaissance semblent dépendre de l’assignation des mains aux touches de réponse — un facteur qui n’a pas toujours été clairement spécifié, comme c’est le cas dans certaines variantes du paradigme de Sternberg. Cette conférence soulignera la nécessité d’une conceptualisation plus précise de la spatialisation en mémoire de travail, ainsi qu’une plus grande rigueur méthodologique dans l’étude des processus de reconnaissance en mémoire de travail. |
|---|
| responsibles | Maquestiaux, Plancher, Collins |
|---|
Workflow history| from state (1) | to state | comment | date |
| submitted | published | | 2025/05/06 08:39 UTC |
| |
|