Qui dit « ego » ? Du déictique du générique : l’exemple de la première personne dans les mèmes « POV

titleQui dit « ego » ? Du déictique du générique : l’exemple de la première personne dans les mèmes « POV
start_date2026/03/20
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summaryLes déictiques de la première et de la deuxième personne ont pu être décrits comme « directs » ou « transparents » (Vuillaume et Kleiber 2018) parce qu’ils renvoient toujours aux rôles de la communication – je renvoie toujours au rôle du locuteur ou de la locutrice, tu toujours au rôle de l’allocutaire. Je reviendrai sur la notion de transparence de la première personne : « Est ego qui dit ego », nous dit Benveniste (1966, 260). Mais dire que je assume le rôle de celui ou celle qui parle ne nous permet en aucun cas de répondre à la question « Qui parle ? ». La transparence du déictique personnel une hybridité constitutive, qui unit dans le même indice pronominal personne et persona, ou, si l’on reprend la terminologie de Ducrot, sujet parlant et locuteur (Ducrot 1984). La haute fréquence de la concordance entre les deux instances dissimule le plus souvent cette hybridité, il s’agit de mettre en avant la nécessité de les distinguer. Je me concentrerai sur l’hybridité spécifique / générique : lorsque la première personne excède l’individu spécifique pour être employée dans un énoncé à valeur générique au présent. Je m’intéresserai au discours numérique, à travers l’exemple des mèmes, plus spécifiquement des POV (Point of View) dans les images macro (association d’une image ou d’une vidéo avec un texte bref). Comment le technodiscours multimodal des mèmes construit-il une autre « corrélation de subjectivité » ?
responsiblesVigier, Magué