Se décentrer, un levier pour le bien-être

titleSe décentrer, un levier pour le bien-être
start_date2026/06/18
schedule12h-13h30
onlineno
location_infoNC
summaryL’être humain est, par défaut, centré sur lui-même. Ce centrage s’exprime à la fois au niveau de ses pensées – à travers ce que les sciences cognitives appellent le soi narratif (l’histoire que l’on se raconte sur soi) – et au niveau de son expérience immédiate – le soi minimal (les sensations et perceptions centrées sur le corps). Ce fonctionnement est naturel et utile. Cependant, les recherches en psychologie montrent qu’un excès de centration sur soi peut avoir des conséquences délétères : rumination mentale, amplification des émotions négatives, anxiété ou encore diminution du sentiment de bien-être.Toutefois, l’humain possède une capacité essentielle : celle de se décentrer, c’est-à-dire de prendre du recul par rapport à lui-même – à ses pensées, à son corps, et à sa place dans le monde. Cette capacité est associée à une amélioration du bien-être. Pour éclairer ce phénomène, nous adopterons le point de vue de trois figures imaginaires, appuyées par les connaissances scientifiques, parce que chacune développe des formes spécifiques de décentration :le méditant apprend à se décentrer de ses pensées et du contenu de sa conscience l’astronaute se décentre spatialement de lui-même en tant qu’individu corporellement situé, en adoptant une perspective globale et planétaire; le paléontologue se décentre dans le temps, en inscrivant l’existence humaine dans une histoire beaucoup plus vaste, le temps de l'univers, ce que l'on nomme "temps profond". Ainsi, au-delà de leurs différences, ces trois perspectives illustrent une même idée centrale : changer de point de vue sur soi permet de desserrer l’emprise du centrage habituel, avec des effets bénéfiques sur l’équilibre émotionnel et le bien-être.
responsiblesCécillon, Tachon, Shankland