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Métacognition et pensée future épisodique: les déterminants de la croyance en l'occurrence future à travers le développement.| title | Métacognition et pensée future épisodique: les déterminants de la croyance en l'occurrence future à travers le développement. |
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| start_date | 2026/04/16 |
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| schedule | 9h15-16h45 |
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| online | no |
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| location_info | NC |
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| summary | Nous sommes capables d'imaginer et de simuler mentalement une grande variété de scénarios qui n’ont pas eu lieu : anticiper le repas de ce soir, se préparer à avoir une discussion difficile, ou s'imaginer sur une plage tropicale plutôt que dans le métro. Les simulations de type sont omniprésentes dans notre quotidien; il a été estimé qu'au cours d'une journée typique, nous générons des pensées orientées vers le futur environ toutes les 16 minutes (D’Argembeau et al., 2011). De nombreuses études suggèrent que ces simulations reposent sur un mécanisme commun, par lequel nous construisons mentalement des représentations mentales de scénarios futurs, en recombinant des éléments stockés dans notre mémoire (Addis, 2020; Mullally & Maguire, 2014). Cependant, dans ce flux de projections, des questions subsistent quant à la manière dont les individus parviennent à distinguer, les événements susceptibles de se produire réellement dans leur futur personnel des scénarios plus imaginaires ou irréalistes. Cette distinction semble essentielle pour utiliser les projections futures comme bases fiables pour guider nos prises de décision, et comportements dans la vie quotidienne.(D’Argembeau & Garcia Jimenez, 2020)
Le modèle théorique proposé par Ernst et D’Argembeau (2017; 2019) suggère que cette distinction est le produit de trois évaluations métacognitives, qui interviennent lors de la simulation d'événements futurs personnels : la croyance en l'occurrence (le sentiment subjectif que l'événement va réellement se produire); l'expérience autonoétique (le sentiment subjectif de pré-vivre mentalement l'événement); et la croyance en l'exactitude (le degré de correspondance entre le contenu de l’événement imaginé et ce qui va se produire). Ces évaluations reposeraient sur des déterminants cognitifs partiellement différents (i.e., richesse épisodique, intégration des événements dans un contexte autobiographique) (Ernst & D’Argembeau, 2017; Ernst et al., 2019). Des travaux récents menés chez les jeunes adultes, suggèrent que la croyance en l’occurrence prédit effectivement l’occurrence réelle des événements dans le futur (D’Argembeau & Garcia Jimenez, 2020). On ignore, cependant, si ces mécanismes opèrent de manière similaire tout au long du développement.
L’étude présentée s’inscrit dans une perspective développementale, et s’appuie sur les variations dans la disponibilité des différents déterminants cognitifs qui façonnent ces évaluations métacognitives de l’enfance au vieillissement. Les participant.e.s répartis en quatre groupes d’âge (enfants 8-11 ans, adolescents 13-16ans, jeunes adultes 20-29 ans et adultes âgés de 65 ans et plus) génèrent, lors d'une première session, des événements futurs personnels susceptibles de se produire le mois suivant, les décrivent oralement, puis les évaluent sur plusieurs dimensions métacognitives. Un mois plus tard, ils indiquent si les événements se sont effectivement produits et dans quelle mesure ils s'étaient déroulés tels qu'imaginés. Cette étude combine des mesures explicites (échelles de Likert), des mesures implicites de suivi oculaire (pupillométrie et temps de fixation), et l'analyse narrative des descriptions d'événements. Le recrutement étant en cours, je présenterai les résultats préliminaires disponibles au moment de la conférence, en examinant les relations entre les différentes mesures métacognitives et leur capacité à prédire l'occurrence effective des événements un mois plus tard. |
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| responsibles | NC |
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Workflow history| from state (1) | to state | comment | date |
| submitted | published | | 2026/03/31 07:03 UTC |
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