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| title | JE La complexité en sciences du langage |
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| type | Atelier |
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| year | 2024 |
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| start_date | 2024/12/12 |
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| stop_date | 2024/12/13 |
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| active | yes |
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| website | https://www.lattice.cnrs.fr/actualite/la-complexite-en-sciences-du-langage/ |
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| practical_info | lien pour une accessibilité à distance : https://meet.google.com/dvd-hocp-vpz |
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| organisational_info | Journée d'étude co-organisée par les laboratoires Lattice, Modyco et Praxiling. |
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| location_info | salle Athéna & en visio |
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| summary | Si parler, écrire, écouter, lire sont des activités faciles, simples, naturelles pour celles et ceux qui les pratiquent au quotidien, que dire des processus cognitifs et langagiers qui les sous-tendent, des langues dans lesquelles ces activités sont pratiquées, des théories et des modèles développés pour expliquer et représenter les mécanismes en jeu ? Que dire également pour les sujets humains (locuteur, auditeur, scripteur, lecteur) qui n’ont pas encore fini l’apprentissage de l’une et ou l’autre de ces activités (enfant en phase d’acquisition du langage, adulte apprenant une langue seconde), apprentissage qui peut s’avérer particulièrement difficile, voire impossible (sourd écrivant en langue vocale) ?
Très vite la question de la complexité se pose ; la notion est d’ailleurs régulièrement convoquée dans les travaux en sciences du langage mais souvent de façon vague et intuitive. En pratique, cette question de la complexité revêt des modalités différentes en fonction de celle/ou celui qui la pose (psycholinguiste, linguiste, descriptiviste, modélisateur) et de celle/ou celui à qui elle se pose (sujet parlant, sujet percevant, sujet natif, sujet non natif, sujet apprenant, sujet atypique, etc.). Bref, complexité comment, pour qui et pourquoi ? Complexité nécessaire ou contingente ? Pour répondre à ces questions, encore faut-il savoir de quelle complexité on parle : conceptuelle (ex. : représentation du temps et de la référence dans les langues), formelle (ex. : structure phonologique, graphique, morphologique, syntaxique d’une langue) ou physiologique (geste articulatoire peu naturel à produire, contraintes matérielles) ? Une complexité en appelle-t-elle une autre (ex. la conception complexe du temps dans une langue convoque-t-elle une syntaxe complexe, la complexité formelle implique-t-elle la complexité cognitive et inversement ?)
Ces journées proposent de faire un état des lieux sur la complexité en Sciences du langage. Elles seront l’occasion de s’intéresser à l’histoire et l’usage de la notion de complexité en Sciences du langage, à travers divers éclairages théoriques et épistémologiques. Elles ont pour vocation de faire dialoguer linguistes de l’oral et linguistes de l’écrit, talistes et psycholinguistes, etc. autour de la complexité qui traverse, à des degrés variables, les différents composants de la langue et du discours (segmental, suprasegmental, morphologique, syntaxique, sémantique, pragmatique). Elles ont pour objectif de faire émerger à l’issue de cette rencontre un concept opératoire pour la communauté, aussi stratifié soit-il, les critères qui le fondent étant à l’évidence pluriels :
Pour le linguiste, est complexe ce qui n’est pas simple à représenter et modéliser, parce que (i) peu prédictible (ex. constructions inattendues, productions qui échappent aux règles générales), (ii) de nature continue, et donc difficilement isolable ou catégorisable (ex. niveau suprasegmental vs. niveau segmental ; référence opaque ou indéfinie). Est complexe aussi un observable que l’on peut décrire mais qui résiste à l’explication (ex. les erreurs dans les écrits sourds) ;
Pour le sujet humain, serait complexe ce qui n’est pas naturel et donc difficile à produire où à entendre (une langue étrangère), ce qui est sous-spécifié linguistiquement, parce qu’ambigu, ou implicite, et occasionnant un coût de traitement élevé. |
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| responsibles | Battistelli, Legallois, Diwersy |
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