La Robotique et le Vivant : Concepts et Conception de Systèmes Intelligents, par l’Enaction, la Cybernétique et les Systèmes Complexes (2013)

shared_uid1669
titleLa Robotique et le Vivant : Concepts et Conception de Systèmes Intelligents, par l’Enaction, la Cybernétique et les Systèmes Complexes
typeJournée
year2013
start_date2013/12/09
stop_date2013/12/09
schedule09h-17h20
activeno
websitehttp://perso-etis.ensea.fr/alexpitt/LaRobotiqueEtLeVivant.html
practical_infoPour participer  à cette journée, merci d'envoyer un mail à : alexandre.pitti@u-cergy.fr
organisational_infoOrganisateurs : Laboratoire ETIS, Université de Cergy-Pontoise, CNRS UMR 8051, ENSEA ; Chaire d’Excellence CNRS-UCP, ANR NeuRobot
summaryLes systèmes intelligents ont besoin d’un corps pour interagir avec l’environnement selon le contexte et l’instant. Cette proposition a priori simple a des implications fortes pour qui veut comprendre les organismes vivants dans leur complexité, mais aussi pour qui veut concevoir des robots plus proches des organismes vivants dans leur façon de fonctionner. En biologie, les informations sensorielles et motrices sont intégrées à la fois par la morphologie même des capteurs et par la physiologie même du système musculo-squeletique, cette intégration est appelée « simplexité » par Alain Berthoz. La simplexité correspond aussi à l'idée de réentrance, que la perception soit fondée sur l'acte, plus que l'action. En robotique et IA, l’idée que la structure matérielle (physique) et la fonction qui la soutend (le processus computationnel) soient reliées est formulée par Rolf Pfeifer avec la notion de « calcul morphologique ». Les développements récents de nouveaux matériaux, capteurs et actuateurs plus proches des tissus humains, des récepteurs sensoriels et de la physiologie humaine vont rendre possible une nouvelle robotique bio-inspirée. De même, il est tout aussi important de comprendre le vivant à travers diverses échelles de temps comme le fait René Doursat, qui étudie les processus dynamiques du point de vue des systèmes complexes et des algorithmes évolutionnaires et développementaux. En sciences cognitives, Kevin O’Regan propose que ce soient les contingences sensorimotrices et notre action dans le monde qui permettent de percevoir les choses à travers notre corps et d'en prendre conscience. L'incarnation de l'activité perceptive signifie, en même temps, que la structure et la forme des corps vivants joue un rôle déterminant dans les dynamiques d'interaction interpersonnelles. Pour Charles Lenay, la prise en compte de l'image du corps pour autrui (le corps que chacun présente à la perception de ses partenaires) permet de proposer des modes d'explication originaux de la reconnaissance d'autrui ou de l'imitation des expressions.    Le pendant de ces recherches correspond aux travaux de Nicolas Rougier en neurosciences computationnelles, qui étudie en particulier l’interaction entre le cerveau, le corps et l’environnement et propose une rupture épistémologique dans la notion même de modèle. De même, Philippe Gaussier propose des modèles en neurosciences computationnelles pour la robotique sociale et développementale, ou comment les dynamiques neuronales et comotermentales emergent de l'interaction du robot dans son environnement physique et social. Autour des thèmes abordés dans les ouvrages « La Simplexité » d’Alain Berthoz (2009, Odile Jacob), « Why Red Does Not Sound Like a Bell » de Kevin O’Regan (2011, Oxford UP), « Darwin » de Charles Lenay (1999, Belles Lettres), « La Révolution de l’Intelligence du Corps » de Rolf Pfeifer et Alex Pitti (2012, Manuella Editions) et « Morphogenetic Engineering » de René Doursat et al. (2012, Springer), cette rencontre tentera de faire converger les idées provenant de la biologie, de la robotique d’inspiration biologique, des sciences cognitives, ainsi que l’approche des systèmes complexes avec les systèmes multi-agents et les neurosciences computationnelles.
responsiblesPitti