|
GT8, Robotique et Neurosciences (2014)| shared_uid | 2050 |
|---|
| title | GT8, Robotique et Neurosciences |
|---|
| type | Journée |
|---|
| year | 2014 |
|---|
| start_date | 2015/07/17 |
|---|
| stop_date | 2015/07/17 |
|---|
| schedule | 09h |
|---|
| active | no |
|---|
| website | http://www.gdr-robotique.org/groupes_de_travail/?id=8 |
|---|
| summary | Les interactions entre roboticiens et neuroscientifiques vont croissant. D’un côté, les roboticiens développent des machines de plus en plus performantes, notamment en termes de puissance de calcul embarquée, de précision et rapidité des capteurs, et de capacité d’actionnement de structures mécaniques de plus en plus élaborées. Cependant, au regard des performances de l’homme et même d’animaux beaucoup moins évolués, les tâches que parviennent à exécuter ces robots, que ce soit sur le plan de la perception, de la décision ou de la commande, sont encore très basiques. La plupart des méthodes actuelles ne permettent pas de traiter efficacement la complexité de l’information pour conférer aux robots les capacités souhaitées. Cela conduit de plus en plus de roboticiens à se rapprocher de la communauté des neurosciences dans le but d’identifier les processus neurobiologiques qui permettent aux animaux et à l’homme de construire une représentation unifiée de l’environnement à partir des données multi-sensorielles et de planifier et exécuter des actions de manière autonome avec une grande capacité d’adaptation.
De l’autre côté, les neuroscientifiques essaient de modéliser le fonctionnement du système nerveux central en se basant sur les résultats expérimentaux issus de plusieurs approches complémentaires, allant de l’électrophysiologie à la psychophysique en passant par la neuropsychologie. Dans cette démarche, le point de vue du roboticien peut être d’un intérêt fondamental pour guider l’interprétation de résultats expérimentaux et aider le modélisateur. Les formalismes théoriques et les méthodes d’ingénierie, qui ont été élaborées pour la conception de systèmes artificiels autonomes, offrent en effet un cadre rigoureux pour structurer le raisonnement des neurobiologistes. D’autre part, les robots constituent un moyen de tester le bien-fondé de certaines hypothèses et d’évaluer des modèles théoriques en les mettant en œuvre sur des systèmes physiques, dans le cadre d'interactions naturelles, riches, complexes et bruitées, qu'il est difficile de simuler avec précision.
Le GT8, créé en 2010, réunit les chercheurs engagés dans cette aventure pluridisciplinaire et leur donne les moyens d’enrichir leurs échanges. Il permet de faire naître de nouvelles dynamiques de recherche par la mise en commun de modèles et de techniques issus d’horizons différents. Nous souhaitons continuer à structurer les activités de ce groupe de travail autour de trois thèmes majeurs : le contrôle moteur, la perception et la cognition, les problématiques de l'apprentissage et de la prise de décision en temps réel étant transverses à chacun de ces trois thèmes. |
|---|
| responsibles | Girard, Khamassi |
|---|
| |
|